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Ritchie Dagonia, 11 ans, karatéka en France

Je m'appelle Ritchie Dagonia, j'ai 11 ans et je fais du karaté en France. Ce site, c'est mon coin à moi pour raconter ce que je vis au dojo : les entraînements, le kihon, les katas, le kumite, le salut, et tout ce que le karaté m'apprend, même en dehors du tatami.

Karategi plié sur un tatami dans un dojo vide
Avant le salut.
Jeune karatéka vu de dos en position de garde
Kihon.

Pourquoi j'aime le karaté

Ce que j'aime dans le karaté, c'est qu'il ne faut presque rien. Un karategi, une ceinture, les pieds nus et de la concentration. Quand j'entre dans le dojo, je laisse tout le reste dehors. Il y a un silence spécial juste avant le début du cours. On se met en ligne, on salue, et à ce moment-là je sais que pendant tout le cours je vais tout donner.

J'aime aussi que chaque séance ressemble à la précédente sans jamais être pareille. On répète les mêmes gestes, mais chaque fois j'essaie de les faire un peu mieux : la position un peu plus basse, le poing un peu plus vite, le regard un peu plus droit. Le karaté, ce n'est pas une course. C'est un chemin. Mon sensei le répète souvent, et je commence à comprendre ce que ça veut dire.

Le salut et le respect

Tout commence par le salut, le rei. On salue en entrant dans le dojo, on salue le sensei, on salue le partenaire avant et après chaque exercice. Au début, je trouvais que ça faisait beaucoup de saluts. Maintenant je comprends : chaque salut, c'est une manière de dire merci, et de dire « je fais attention à toi ».

Le respect, c'est aussi ne pas parler quand le sensei explique, arriver à l'heure, avoir un karategi propre et les ongles coupés, et aider à ranger le dojo à la fin. Ce sont des petites choses, mais mises bout à bout, c'est ça qui fait un vrai karatéka.

Le kihon, les techniques de base

Le kihon, ce sont les bases. On les répète au début de chaque cours, en ligne, en avançant et en reculant, en comptant en japonais. Voici les techniques que je travaille le plus :

Ce qui compte dans le kihon, c'est la position (zenkutsu-dachi, la position avant), la hanche qui tourne, et l'autre main qui revient au niveau de la hanche, le hikite. Mon sensei corrige souvent mes épaules : elles montent quand je frappe, et il faut les garder basses et relâchées.

Les katas

Un kata, c'est un enchaînement de techniques contre des adversaires imaginaires. Il faut connaître les mouvements par cœur, mais surtout les faire avec le bon rythme : vite quand c'est vite, lent quand c'est lent, et fort au moment du kiai. Quand un kata est bien fait, on a l'impression que la personne se bat vraiment.

J'apprends les katas dans l'ordre : Taikyoku Shodan, puis Heian Shodan, Heian Nidan, Heian Sandan, et ensuite les suivants. Chaque kata ajoute une difficulté nouvelle. Je les présente sur une page à part, mes premiers katas, avec un petit lexique des mots japonais du dojo.

Mon kata préféré, c'est toujours celui que je suis en train d'apprendre, parce que c'est là que j'ai le plus de choses à découvrir.

Le kumite

Le kumite, c'est le combat. Au dojo, on travaille surtout le kumite souple et le kumite conventionnel : un partenaire annonce l'attaque, l'autre bloque et contre-attaque, et tout le monde contrôle. Le but n'est pas de toucher fort. Le but est de placer la bonne technique au bon moment, et de s'arrêter juste avant l'impact. C'est ça, le contrôle, et c'est plus difficile que de frapper.

Au début, ça me faisait un peu peur. Maintenant j'aime beaucoup ça, parce qu'en face il y a quelqu'un de vrai qui bouge, et il faut réfléchir vite. Et après chaque échange, on se salue. Toujours.

Le kiai

Le kiai, c'est le cri qu'on pousse sur certaines techniques. Ce n'est pas pour faire peur. Ça sert à sortir tout l'air d'un coup, à mettre toute son énergie dans le geste et à se donner du courage. Quand toute la ligne fait kiai en même temps, ça résonne dans le dojo et j'ai des frissons.

Ma tenue

Je m'entraîne en karategi blanc : la veste, le pantalon, et la ceinture nouée devant avec un nœud plat. Je plie mon karategi moi-même après chaque cours, et c'est moi qui fais mon nœud de ceinture, même si au début il tournait toujours de travers.

Pour les grades, je passe mes ceintures une par une, à mon rythme. Ce qui compte, ce n'est pas la couleur autour de ma taille, c'est ce que je suis capable de faire avec.

Ma semaine d'entraînement

Je vais au dojo deux fois par semaine. Un cours commence toujours de la même manière : le salut, l'échauffement, puis le kihon. Ensuite, selon les jours, on fait du kata ou du kumite. Le cours se termine par le mokuso, quelques secondes les yeux fermés pour se calmer, et par le salut final.

Entre les cours, je m'entraîne un peu à la maison : je répète mes katas dans le couloir, je fais des pompes, des abdos et des étirements. Pas très longtemps, mais presque tous les jours. Je fais aussi mes techniques devant le miroir pour vérifier mes positions.

Ce que le karaté m'apprend

Le dojo kun

Le dojo kun, ce sont les cinq principes qu'on récite à la fin du cours. Voici comment je les comprends :

  1. Chercher la perfection du caractère.Devenir quelqu'un de meilleur, pas seulement quelqu'un de plus fort.
  2. Être fidèle et sincère.Dire la vérité, tenir ses promesses.
  3. Cultiver l'esprit d'effort.Continuer même quand c'est dur, surtout quand c'est dur.
  4. Respecter les autres.La politesse envers tout le monde, pas seulement au dojo.
  5. Se garder de tout comportement violent.Garder son calme, et ne jamais se servir du karaté pour faire du mal.

Mes objectifs

Je ne suis pas pressé. Comme dit mon sensei, on avance un pas à la fois. Osu !